GAIA 2 : RESEAU D’ASSAINISSEMENT SOUS HAUTE SURVEILLANCE

Les Hauts-de-Seine font avancer le temps réel 

Article paru dans le numéro 209 Mars-Avril 2012 de la revue Hydroplus

 

Dans le but principal de réduire les rejets d’eaux usées en Seine par temps de pluie, le conseil général des Hauts de Seine (CG 92) a mis en service début décembre un nouvel outil de supervision de ses 625 km de réseaux d’assainissement, dont environ deux-tiers sont unitaires. Au programme: alertes en temps réel liées au contexte, mobilité et serveurs virtualisés.
 

Baptisé Gaia 2, l'outil contrôle à distance 750 capteurs de mesure, de nombreux automates, une vingtaine de déversoirs d’orage automatisés. Il incorpore en temps réel les données du réseau mais aussi les mesures et les prévisions pluviométriques. 
  

Des alertes liées au contexte

La principale originalité de Gaia 2 réside dans les « variables de synthèse » générées en temps réel. Un gros travail a en effet été fourni par le conseil général et la filiale de Lyonnaise des Eaux exploitant le réseau, la Société des eaux de Versailles et de Saint-Cloud (Sevesc), pour définir ces variables. L'objectif : lancer automatiquement des alertes en cas d’anomalie.

« Les alarmes classiques surgissent quand un appareil comme une pompe ne fonctionne pas. Par contre, avec notre outil des alertes sont aussi émises en fonction du contexte. Par exemple lorsqu’un déversoir d’orage déverse dans le milieu naturel alors qu’il ne pleut pas », détaille Bernadette Pister, responsable du service études et contrôle de la délégation à la direction de l’eau du CG 92. 

Preuve de l’importance de cet aspect du projet, 60% de la somme investie dans l’outil Gaia 2 (1 million d’euros) ont été consacrés aux études et au paramétrage. 

Des serveurs virtualisés 


Autres innovations, le superviseur est accessible par Internet et par des outils nomades, ce qui facilite les interventions d’urgence. 


Enfin, l’installation comprend des serveurs informatiques virtualisés innovants. « Plusieurs serveurs logiques (virtuels) tournent sur une même machine. Ici, deux serveurs virtualisés remplacent dix serveurs physiques classiques. Cela réduit les coûts en matériel et en maintenance, améliore la redondance du système et diminue la consommation d’électricité et l’encombrement », explique Renaud Ribal, responsable d’affaires chez Ineo, qui a conçu les systèmes informatiques de Gaïa 2 avec Ondeo Systems. 

 

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